1891

1891 importantes rebellions en guinée jusqu’en 1898

…. la France n’est pas le Pays des droits de l’Homme !

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Les premiers royaumes voient le jour dans cette région vers – 1.000 avant JC. puis la majeure partie du territoire guinéen a été partie intégrante des empires du Ghana et du Mali.

GUINEE dérive du mot bèrbère « AGUINAOU » qui désignait les Noirs situés plus au sud.

La traite négrière existait en Guinée avant l’arrivée des européens, mais pas à un niveau industriel.

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 la suite d’un compromis entre les puissances rivales d’une part et de nombreux accords, traités et conventions (à l’avantage du colonisateur) conclus avec les chefs traditionnels, la France va occuper, à partir de 1875 les « Rivières du Sud ».

Les plus farouches oppositions ont été menées sous la conduite de l’Almamy Samory Touré à partir de 1880 et dont les troupes ont lutté pendant dix huit ans, contre les envahisseurs français.

En Guinée Maritime les Nalou et Landouma résistent à la colonisation et ne sont définitivement soumis que vers 1892.

La conquête de la Guinée se fera malgré une résistance importante de Samory Touré. mais elle sera facilitée par des dissensions internes (Fouta Djallon). C’est surtout en Haute Guinée que Samory Touré engagera une lutte acharnée qui durera sept ans. Puis il sera fait prisonnier en 1898 et déporté au Gabon où il mourra en 1900.

En Guinée Forestière, Ce n’est qu’en 1904 que les Coniagui font leur soumission. et il faudra attendre 1912 et plusieurs graves revers pour arriver à la « pacification » à la française.

Les limites territoriales de la Guinée française seront définitivement fixées le 1er juillet 1912, par un traité franco-anglais qui délimitera  précisément les frontières par rapport à la colonie anglaise de Sierra Leone. La pénétration coloniale s’est heurtée, partout en Guinée, à la résistance des populations.

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La traite négrière française à été un système économique important dans la région à une échelle industrielle. et malgré l’interdiction de 1905 elle va durer jusqu’en 1956. Les grandes sociétés françaises d’import-export monopolisent le commerce de la traite des nègres, relayées par les Libano-syriens.

C’est le décret du 12 décembre 1905 qui interdit la traite des esclaves. Cependant l’esclavage continue d’exister, principalement au Fouta et en Haute Guinée.

Pendant une soixantaine d’années, la Guinée va connaître le système colonial français.

Le régime colonial, issu du droit de conquête, se donnait pour l’expression de l’«autorité française ». Déléguée par le ministre des Colonies, cette autorité était exercée sur place par la hiérarchie administrative, les chefs indigènes n’en étant que les « instruments» (circulaire Van Vollenhoven du 15 août 1917).
Sujets, et non citoyens, les indigènes subissaient lourdement le poids de cette autorité: travail forcé, régime de l’indigénat (justice administrative). L’« atteinte au respect dû à l’autorité française » figurait partout parmi les délits justiciables de l’indigénat et pouvait s’appliquer à tout refus d’obéissance aux ordres de l’administration.

Une économie marchande se mettra en place (toujours au profit de la France) par l’implantation des cultures d’exportation banane, café , la culture du latex ,  …etc vers la métropole, l’instauration de l’impôt et l’obligation du travail forcé. Ce qui modifiera le système économique traditionnel des cultures vivrières.

Le monde syndicaliste va se structurer et jouer un rôle majeur dans l’évolution politique du pays en servant de base au Parti Démocratique de Guinée (PDG). De 1947 à 1953 une série de grèves très dures va aboutir à une amélioration des conditions de vie ou un syndicaliste émerge, Sékou Touré, qui devient rapidement une des plus importantes personnalités du PDG.

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De 1947 à 1956 Le PDG-RDA sera combattu très durement par le pouvoir colonial.

« Fin 1949, le RDA n’est plus qu’un parti d’opposition abandonné par la plus grande partie de ses adhérents », note avec satisfaction le rapport politique du gouverneur pour 1949, qui observe de manière méprisante : « La masse de la population est encore assez primitive et se désintéresse de la politique à laquelle elle ne comprend rien. »

Répression en 1950 contre le RDA de Guinée, ses réunions privées ou publiques, sont interdites. Sékou Touré est muté au Niger, mais il refuse de rejoindre ce pays et est révoqué ; prison et amende aussi pour « dénonciation calomnieuse» pour le président de la sous-section de Kankan.

En 1950, les 9 et 10 juin environ 6 000 à 7 000 travailleurs de Conakry (sur 8 000 à 9 000) font grève pour le réajustement des salaires rongés par l’inflation. Les salaires sont augmentés, mais la grève déclarée « illégale » en fonction d’un texte de 1937 sur l’arbitrage obligatoire, 700 grévistes sont licenciés et les membres du comité de grève, dont Sékou Touré, incarcérés et condamnés.

En 1951 poursuite de l’action anticoloniale axée sur le mouvement syndical (à travail égal salaire égal, cadre unique pour les fonctionnaires) et, de plus en plus, lutte contre la chefferie, instrument essentiel de l’autorité coloniale. 

L’administration s’efforce de défendre la chefferie. « Il faut souligner avec force le danger immédiat. Ne nous y trompons pas: à travers les chefs coutumiers (trop vulnérables, hélas !) c’est l’autorité française qui est visée avant tout », souligne l’inspecteur des colonies Pruvost.
La Chefferie est vulnérable parce qu’elle a perdu tout crédit moral par ses exactions : mais elle est encore assez puissante pour faire régner la terreur et « faire» les élections, du moins en brousse.
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Les manifestations de violence populaire qui vont apparaître à partir de 1954 ne peuvent être comprises si l’on perd de vue l’existence de cette terreur permanente exercée par la chefferie, avec la caution de l’autorité française.

Les « gros bras» des chefs (matulaaɓe au Fouta), gens « de sac et de corde », écrivait Gilbert Vieillard , exécutent les décisions: les récalcitrants sont passés à tabac, leurs vêtements déchirés, on les attache pendant deux jours sans nourriture .
Dans un rapport du 9 janvier 1955, le commandant de cercle de Dalaba observe : « Combien de volumineux dossiers d’exactions caractérisées ont été ensevelis dans les bureaux des cercles […]. Combien d’affaires plus ou moins suspectes sont-elles traitées avec beaucoup trop d’indulgence dans les circonscriptions du Fouta ? […] Que de pillages et de choses pires encore, effectuées au su de l’administration et de la justice, demeurent impunis. ».
…. ( La France Coloniale joue des dissensions entre tribus et Chefs… : ndlr )…

dans les mois qui précèdent l’élection, plusieurs incidents significatifs sont mentionnés par la gendarmerie (contre des Européens coupables de violences ou de meurtre) : notamment les 26 octobre 1953 et 16 février 1954 à Conakry et le 7 mai 1954 à Kissidougou.

21 janvier 1955, le ministre de la France d’outre-mer de l’époque, Robert Buron, écrira sans ambages : « Il est évident que la dernière élection a été honteusement truquée pour provoquer l’élimination de Sékou Toure. »

au début de 1955 le gouverneur notait : « De Boké à Forécariah, de Conakry à Kindia, il n’est plus un village où un ordre ne soit exécuté, un franc d’impôt versé, qu’avec l’assentiment des responsables RDA ». Cette situation a gagné tout le territoire en 1956, et l’administration française, avec ses gendarmes et ses troupes, ne peut exerçer son autorité qu’avec l’assentiment du PDG.

Dès janvier 1956, la chefferie a pratiquement cessé de pouvoir exercer son autorité et l’abolition de la chefferie sera définie par un arrêté du 31 décembre 1957.

En 1956, est mise en place la loi cadre (loi Deferre) qui implique la création, dans chaque territoire, d’un conseil de gouvernement. Les luttes entre partis politiques rivaux en Guinée s’intensifient : bagarres, incendies, pogrom font des dizaines de morts et des centaines de blessés en Octobre 1956 et Mai 1957, entre politique et antagonismes ethniques. Les élections à l’Assemblée Territoriale de Mars 1957 consacrent le triomphe du PDG-RDA qui remporte la quasi-totalité des sièges. La présidence du premier gouvernement guinéen échoit de droit au Gouverneur, J. Ramadier, Sékou Touré vainqueur des élections, en est le Vice-Président. Des émeutes fomentées par le PDG-RAD, en 1958, neutralisent une fois pour toutes les autres partis politiques.

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En Mai 1958 le Général De Gaulle revient au pouvoir en France. Il entreprend une tournée africaine pour proposer aux colonies le statut de la Communauté dans la nouvelle constitution.(afin d’échapper à ses obligations de décoloniser par la Charte de l’ONU de 1947 ). La plupart des dirigeants africains accepteront (la bonne soupe) car De Gaulle avait expliqué qu’il supprimait les aides en cas de réponse négative. Seule la Guinée de Sékou Touré s’y opposa.

A Conakry dans un fameux discours, Sékou Touré refuse cette offre et propose de dire « non » à la communauté si l’option de l’indépendance à l’intérieur de celle-ci n’est pas ouverte. « Nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l’esclavage » déclare-t-il notamment.

Le 25 Août 1958, à une très large majorité les Guinéens répondent NON. ( 1.134.324 non et  56.981 oui). L’opposition locale, que des incidents sanglants avaient encore opposée au RDA en avril-mai 1958 : bilan 26 morts et 400 Blessés.

et l‘indépendance est proclamée le 2 octobre 1958 , Sékou Touré devient chef du gouvernement, une constitution est adoptée le 10 Novembre 1958.

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SEKOU TOURE :

d’origine Malinké, il serait un descendant de Samory Touré, figure emblématique de la lutte contre la colonisation française. Né officiellement le 9 Janvier 1922 à Sidakoro (Faranah).
Syndicaliste dans l’administration coloniale française, puis conseiller territorial de Beyla (1953-1957), maire de Conakry en 1955, député à l’Assemblée Nationale Française (1956-1958).

Membre fondateur de l’union Générale des Travailleurs de Guinée en (1957)

Elu président de la République indépendante de Guinée en 1958. Mort de maladie le 26 mars 1984 aux Etats-Unis.

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